Depuis l'invention des droits d'auteur, belle exception française censée protéger les œuvres du "Capital" dont il est question dans ton billet, d'autres licences sont apparues sous l'influence d'Internet et du numérique. D'abord Copyleft, puis Creative Commons. Ces deux licences s'inspirent des logiciels libres pour les appliquer aux créations sur Internet et aux œuvres d'art en général. L'une et l'autre respectent les droits d'auteur tout en les reformulant. Quand je colle des sons ou des images dans mes travaux personnels, ce qui est le cas pour tchatchhh, je pratique le Creative Commons ou le Copyleft car je cite toujours mes sources. Les droits d'auteur sont à mon sens complètement obsolètes aujourd'hui et la plupart des créateurs préfèrent, comme tu l'as souligné, que leurs productions circulent. Il y a pas mal d'initiatives qui favorisent la circulation sans pour autant être sous licence; je pense notamment aux lybers, déjà évoqués dans mon blog, qui proposent une version papier payante et une version identique et gratuite sur Internet. Nombre de labels musicaux font de même avec les formats mp3.

Illustration : http://www.flickr.com/photos/brennheitbakst/2063516384/
Christian Marclay n'a jamais été condamné par la justice pour sa pratique du sampling musical mais pour la création d'une pochette de l'album Dab. En effet, l'image représentait Michael Jackson avec des seins et un sexe de femme. Le disque a été retiré de la vente.