je vous écris

« Vous pourriez lire ces envois comme la préface d’un livre que je n’ai pas écrit. Il aurait traité de ce qui va des postes, des postes en tous genres, à la psychanalyse .(…) Quant aux Envois eux-mêmes, je ne sais pas si la lecture en est soutenable. Vous pourriez les considérer, si le cœur vous en dit, comme les restes d’une correspondance récemment détruite. (…) Une correspondance, c’est encore trop dire, ou trop peu. Peut-être ne fut-elle pas une (mais plus ou moins) ni très correspondante. Cela reste encore à décider. Aujourd’hui (…), il n’y a là que des envois, des envois seulement dont ce qui fut épargné ou si vous préférez « sauvé »(j’entends murmurer déjà « accusé »comme on dit de réception)l’aura dû, oui,dû à un principe de sélection fort étrange et que je juge pour ma pat, aujourd’hui encore, contestable, comme peut être d’ailleurs en toute occasion la grille, le crible, l’économie du tri, surtout si elle destine à la garde, pour ne pas dire l’archive. » cf . Jacques Derrida, La carte postale de Socrate à Freud et au-delà, éd. Flammarion, Paris, 1980.


Je vous écris une lettre,…. un billet, un poste…. d’un pays lointain pour reprendre les vers d’Henri Michaux et ceux de Chris Marker ! Allez donc, jetez un oeil sur la revue Hors Champ...


Et si pour entamer, amorcer, débuter cette conversation écrite, il fallait simplement accepter le silence de l’autre ?




Comment comprendre alors cet exercice, cet échange, ce support ??? Comprendre le « je », sur SecondLife à partir de