Singapour version SL… assez proche d'une réalité touristique
Il est sans doute plus facile de photographier Second life que la véritable ville...






Y a une part de fascination à rester des heures et des heures rivé devant un petit écran, à suivre les aventures et mésaventures de nos héros favoris. J’aime aussi cette série, que j’ai regardé d’un bloc lorsque les dvds furent disponibles. Je déteste suivre les séries à la télé, car il y a trop de coupures publicitaires et en plus la dynamique joue sur l’impatience et le fait d’être disponible le même jour, à la même heure, la semaine suivante devant ton écran.

Etrange de penser cela aujourd’hui car j’ai passé une partie de ma vie à être scotché devant. La bonne époque de Série club, Canal Jimmy, et autres….J’ai développé un intérêt tout particulier pour les cross-over, lorsque les héros d’une série rencontrent les héros d’une autre série : le premier que j’ai vu et revu en boucle c’est l’épisode mettant en scène," Homme qui valait trois milliards" (Le générique en guise de madeleine, ici) avec "Super Jaimie", un petit clip racontant leur histoire :





C’est débile mais le fait de raccrocher le héros avec un hypothétique passé, renforce le caractère du personnage, par moment ça change même la construction narrative de l’épisode… donnant quelques perles, cf. "Les C.S.I".

Les spin-offs m’ont fait réfléchir longtemps comme celui de "Booker" avec "21 Jump Street", peut être est ce l'inverse ? C’est pas tout jeune !!
C'est un peu un principe d'addiction... Pouvoir, vouloir, transporter les mêmes spectateurs de l'une à l'autre création
Connais-tu cette série "Oz" ? Série très bien construite, sorte de huis clos, passablement violent, qui dépeint l'univers carcéral. As tu déjà regardé "Weeds" ? l'interprétation musique du générique change à chaque épisode. Bonne trouvaille, non ?

Passion avouée et assumée pour les séries canadiennes dont "Catherine", "Les Bougon, c’est aussi ça la vie" à découvrir sans faute et la drôlissisme et cultissisme série, "Le cœur a ses raisons!", quelques extraits ici et




Un zapping sélectif de narrations durant mon séjour à Singapour :

"(Krapp jure, débranche l’appareil, fait avancer la bande, rebranche l’appareil)


-mon visage dans ses seins et ma main sur elle. Nous restions là, couchés sans remuer. Mais, sous nous, tout remuait, et nous remuait, doucement, de haut en bas, et d’un côté à l’autre.

Pause.


Passé minuit. Jamais entendu pareil silence. La terre pourrait être inhabitée."


« je me mis à répéter ce mot de débauche, sourdement, en me regardant les yeux, et tout à coups je me vis sourire»


« In the world in which I came of age the Party was the surface on which daily life took place »


« Nous avions tous les éléments d’un drame : un séducteur, une demi-mondaine et une femme de tête. »


« Elle resta assise regardant la goutte de sang sur son pouce jusqu’à ce que des cris dans la rue l’amènent aux fenêtres, des garçons (sans que l’on sache pourquoi toujours tous, des garçons) montant la colline en trînant les pieds sous elle sur des bouffées d’obscénités hardies tournant son dos en direction du palier de l’escalier, en bas reprenant souffle à une fenêtre de la rotonde »


« Most troublig were the fleeting signs that noting could transform any of this into something positive. »


Samuel Beckett, La dernière bande,

Françoise Sagan, Bonjour Tristesse,

Bret Easton Ellis, Luna Park,

et William Gaddis, Gothique charpentier