En guise de présentation Julie Morel m'a donné un texte :

Bonjour Karine,
Pour notre premier échange, je cite Robert Barry.

“… J’ai recours aux mots parce qu’ils vont vers le spectateur pour lui parler. Les mots viennent de nous. ils ne sont pas étrangers. Ils comblent l’écart qui sépare le spectateur de l’oeuvre. Quand je lis les mots, quand je lis un livre, c’est presque comme si l’auteur me parlait. On dirait que la page se déroule à haute voix devant moi. Qu’elle me parle. Les mots ont beau être imprimés, c’est comme s’il m’adressaient la parole.” La lecture est une de mes activités préférées. Ce qui la rend fascinante, c'est que j'y envisage systématiquement les mots, malgré moi, d'abord leur dimension physique. Sur le papier, les mots sont avant tout des images. Puis je les lis, et tout de suite, comme le décrit Robert Barry, c’est une voix basse dans ma tête, comme extérieure à moi, qui dit le texte. Grâce aux mots, la lecture est une activité où je me sens toujours accompagnée.