Parlons épiphytes si tu veux bien, puisque c'est autour de leur singulier, leur inspirant, leur exemplaire "mode de survie" -- pour reprendre ta formule -- que nous nous sommes rencontrés, quand tu as présenté ta proposition de "moments épiphytiques" dans le cadre de lecollege :

"En botanique, un épiphyte est un organisme vivant sur des plantes qui ne sont pour lui qu'un support indifférent. A l'inverse d'un parasite, l'épiphyte ne dépend pas de son hôte pour se nourrir, il fait usage d'un écosystème et le modifie pour ses propres besoins tout en le complexifiant et l'enrichissant. On déplacera ce mode de survie dans tous les lieux où il est opérant."

L'idée est plus que suggestive, car au-delà du phénomène (ou "épi-phénomène") botanique, c'est tout un mode de vie et de vivre ensemble qui est évoqué. Pouvons-nous vivre en épiphytes? Sommes-nous des épiphytes qui s'ignorent? Et -- puisque jamais deux questions sans trois, et puisque tes moments épiphytiques semblent oeuvrer dans la plus grande discrétion -- dans quels lieux s'est-il avéré jusqu'ici opérant de déplacer ce modus vivendi ?