Je ne refuse pas la pluralité des mondes. Je n'ai d'ailleurs jamais écrit cela.

L'épiphyte ne peut pas être complètement autonome. Tu oublies le support nécessaire à son implantation à partir duquel il développe l'éco-système. Et c'est précisément ce qui est intéressant : ni autonome, ni dépendant.
L'épiphyte n'est pas "en dehors" mais fabrique à partir de l'existant qu'il modifie et enrichie pour reprendre les termes des premières lignes de ma proposition.
Le support peut ensuite se faner, il n'emportera pas l'épiphyte avec lui, ce qui le différencie du parasite.
Par contre, pour assurer sa survie, l'épiphyte doit former des alliances avec les éléments de l'environnement, ce que les botanistes appellent la persistance. Mais les échanges avec l'écosystème sont bien permanents.

Je n'ai jamais dit également que je voulais changer le monde hôte, car l'hôte est le support qui n'est finalement que l'accroche au phénomène, un terreau qui n'a ensuite qu'une fonction mineure.
Aussi, je reconnais bien évidemment le pouvoir de l'autre, un pouvoir oppressant qui motive des actions et des résistances. Ne pas le reconnaître serait naïf et illusoire.
La proposition du "revenu de vie garanti", bien que très intéressante, n'est pas épiphytique car c'est une proposition identifiée. Or, l'épiphyte avance masqué.
Toute proposition ne peut pas ainsi relever d'une tactique épiphytique même s'il y a des frottements.
Je dirais qu'il faudrait réaliser des moments épiphytiques et l'expérimenter avant de mettre tous les mondes plausibles et possibles dans la boîte.