Comment vivre ensemble est le titre des séminaires de Barthes au Collège de France en 1977.
Vivre ensemble à son propre rythme est ce que Barthes présente comme son fantasme. Son "vivre ensemble" n'est pas communautaire car il a le projet de la "mise en commun des distances".
La nuance est importante car la communauté rassemble des intérêts communs avec le risque du "communautarisme" où l'individu est dissout au profit du groupe, alors que Barthes fonde le "vivre ensemble" sur le désir d'un détachement, d'une séparation du monde en vue de vivre selon son propre rythme et non selon les différents rythmes du pouvoir.

Vivre ensemble implique donc un vivre seul.
Il n'y a pas de communautarisme dans l'épiphyte mais y-a-t-il même communauté ?
Je ne sais pas.
L'épiphyte est une notion qui regroupe de très nombreux modes opératoires et je te rejoins quand tu dis que l'épiphyte est une "façon infinitive de vivre", c'est là qu'une communauté peut apparaître, mais ce mot est tellement utilisé à tort et à travers que je ne sais pas s'il s'applique à l'épiphyte. En tout cas, je préfère nettement le "vivre ensemble" comme perspective, ce qui manque au parasite.

Le parasite prend et ne donne rien, l'hôte donne et ne reçoit rien, selon la formule de Michel Serres. Il a une très grande capacité de nuisance, ce qui jusqu'ici ne me pose aucun problème, mais l'échange est déséquilibré. Le "don contre don", même s'il défie l'autre, n'a pas lieu. Rituel indispensable pour l'équilibre de toute société.