Comme réponse, j’ai longuement cherché un film ou une histoire qui illustrerait l’actualisation permanente de nos données sur internet. Plus je cherchais un film sur la perte de mémoire chronique, moins j’en trouvais, si bien que ce long silence fut un peu comme une longue recherche d’un blanc, d’un trou de mémoire.

Car cette actualisation permanente me fait penser à la mémoire des poissons tournant dans leur bocal, une mémoire de quelques minutes ou de quelques temps, une mémoire périodique qui s’efface progressivement… L’actualisation, comme un moyen d’effacement, c’est presque la forme inverse de l’Amnésie antérograde parce que ne peut fixer que de nouveaux souvenirs (nouvelle version) et qu’on efface les anciens (ancienne version).

J’ai pensé à des troubles de la mémoire ou des personnes qui ne peuvent pas se souvenir plus de quelques secondes et qui doivent sans cesse répéter ou faire des efforts terribles pour arriver à mémoriser; j’avais un film en tête que je n’ai par retrouvé l’histoire de passagers de navettes spatiales qui s’échangent leur cerveau ou se retrouvent avec d’autres mémoires téléchargées. Mais j’ai trouvé mieux, pour continuer l’histoire de Clive Wearing



HM, dont le cerveau prélevé a été disséqué et numérisé entièrement, une vidéo du Brain Observatory montre le découpage du cerveau tranche par tranche, des scientifiques en blouse blanches dans un labo hight tech expliquent comment ils vont accéder à de nouvelles connaissances grâce à la modélisation du cerveau de HM, on a l’impression d’être dans une série américaine, c’est très troublant.